Blue Lagoon
Le premier jour, le Blue Lagoon était au programme. La source d'eau chaude la plus célèbre, dans laquelle nous nous sommes immergées pendant une journée dans cette eau délicieusement chaude, pas moins de 39 degrés. Ce bain a été aménagé par les Islandais eux-mêmes à partir des eaux résiduelles de la centrale électrique de Svartsengi. Cette centrale pompe de l'eau brûlante depuis les profondeurs du sol ; elle est utilisée en premier lieu pour fournir à l'Islande chaleur et électricité. La chaleur résiduelle est utilisée pour le Blue Lagoon — que ce soit de l'eau résiduelle ne nous a posé aucun problème, nous en étions ravies. Une expérience vraiment particulière : le corps trempé dans 39 degrés tandis que la tête est exposée à -10/-15.
Il fallait au préalable enduire entièrement ses cheveux de revitalisant — nous ne le savions pas. Résultat : nous ne l'avons pas fait, et le bain thermal est composé de pas moins de 2,5 % de sel. Après ce bain, nos chevelures ressemblaient davantage à de la paille qu'à de véritables cheveux. N'importe quel cheval nous aurait dévorées avec plaisir. Après une semaine à la maison, avec les bons soins, nos tignasses ont heureusement retrouvé une nouvelle jeunesse.
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Quel plaisir d'être dans un endroit où personne ne vous connaît. En sortant du Blue Lagoon, nous avons plongé dans un bistrot de Reykjavik : une bière, un hamburger, les chaussures de randonnée aux pieds, les cheveux comme de la paille, sans maquillage ! Qui oserait nous dire quoi que ce soit — et c'était tout aussi bon !
En route
Après le dîner, une courte pause allongées sur le lit — le Blue Lagoon nous avait franchement épuisées. Pourtant, vers 20 h 30, nous étions de nouveau sur le départ, à pied en direction de notre prochain point de rendez-vous pour l'excursion aurores boréales.
Pour bien voir les aurores boréales, il faut s'éloigner de la lumière, quitter la ville, là où la pollution lumineuse a disparu. Même la clarté de la lune peut être gênante, car elle diffuse trop de lumière. Les prévisions pour observer les aurores boréales étaient mauvaises ce soir-là : une couverture nuageuse importante et, lorsque le ciel se dégageait, une pleine lune s'y dessinait. L'indice KP (0-9), qui indique l'activité dans le ciel, était de 1-2 pour cette soirée — pas très élevé donc. Sur des chemins intérieurs très enneigés, notre autocar filait à vive allure. Celles qui me connaissent un peu savent que ce n'est pas ma tasse de thé. Heureusement, j'ai une fille assez calme, qui m'a alors lancé un regard signifiant : « Reste tranquille, maman, c'est bien moins grave que tu ne le crois, tout va bien se passer. » Le trajet était assurément aventureux.
Nous sommes finalement arrivées, après plus de 2 heures de bus, quelque part au beau milieu de nulle part, sur un parking isolé. Notre chauffeur se surnommait lui-même « the Aurora whisperer » et, chuchotant, il nous contait notre aventure. Il savait en faire un peu plus que les autres guides ; rien que ses récits en chemin rendaient le voyage très divertissant. Avec son petit feu de camp à côté du bus, le chaud chocolat islandais et les délicieux biscuits, il avait toute notre admiration. Les nuages s'étaient entre-temps quelque peu dissipés, mais nous avions une belle pleine lune — pas si favorable, donc. Dès que nous sommes sorties du bus, nous avons vu une petite traînée d'aurores boréales disparaître dans le ciel. Nous nous sommes regardées : ouf, au moins nous en avons vu. Mais en même temps, la déception : si c'est tout ce qu'il y a…
C'est pour ça que nous étions venues !
Après environ une heure à errer dans la neige, à nous réchauffer de temps en temps près du feu de camp, nous en avions assez. Il était 0 h 30 du matin, nous étions fatiguées de la journée et il faisait un froid incroyable. Vraiment TRÈS TRÈS FROID !!! Nous nous sommes dit : allons nous asseoir dans le bus, nous partirons d'autant plus tôt.
Nous venions à peine de nous asseoir lorsque nous avons entendu des gens crier… tout le monde s'est précipité dehors… et… YESSSSSSS… c'est pour ça que nous étions venues. À partir de ce moment, c'était comme si le ciel dansait pour nous. Le ciel ondulait du vert au bleu et au violet. Quel magnifique phénomène naturel, quelle chance d'être là. Un moment qui vous laisse vraiment sans voix.
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Nous étions dans nos lits vers 3 h du matin, fatiguées mais comblées, pour repartir à l'aventure le lendemain avec le Golden Circle Tour. Durant les deux jours suivants, nous avons découvert une grande partie de l'Islande lors de cette excursion : les geysers, les cascades, mais aussi Reykjavik elle-même.
La dernière soirée s'est conclue par un cocktail islandais — hors de prix, en réalité, mais délicieux et… « puisque nous y sommes de toute façon » !
L'Islande vaut vraiment le détour ! Pas seulement le pays, mais aussi ses habitants, détendus et très accueillants. Nous y retournerons sans aucun doute. Un moment de qualité avec quelqu'un de spécial, dans un beau cadre — celui-là, je ne le raye pas de ma bucketlist.

